Nothing.

Publié le par Leya

Parfois, tout ce que tu crains te revient dans la gueule.
Parfois, un poids s'installe sur ton coeur.
Parfois, il reste des jours.
Et tu repenses à ce que tu avais eu tant de mal à oublier.
Tu te remets à pleurer en y pensant,
Tu laisses couler cinq litres de tes yeux après lui avoir adressé huit mots,
Tu retournes là où vous alliez si souvent et tu y lâches des mètres cube d'eau, encore une fois.

Voilà ce qu'il m'arrive.
Tout ce que je crains depuis octobre m'est revenu dans la gueule.
Un poids d'au moins une tonne pèse sur mon coeur.
Ca fait des jours qu'il est installé.
Je repense à ce qui n'est plus et je me remets à pleurer.
Hier matin, j'ai laissé couler cinq litres de mes yeux après lui avoir adressé huit mots.
Ce soir, je suis retournée sur sur les escaliers du Pont Kennedy et j'y ai lâché des mètre cube de larmes.

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Tout ça parce que cette espèce de nostalgie est revenue. Ou plutôt un cafard gigantesque. J'hésite à appeler ça un cafard, parce que j'ai trop peur que ce soit autre chose. Je ne peux même pas me promettre que je ne l'aime plus, et c'est pitoyable. C'est pitoyable parce que cela fait des mois qu'il s'est évaporé. C'est méprisable parce que je suis méprisable, en fait.

Je n'ai même pas su le garder auprès de moi, au chaud. Non, il a fallu que j'ouvre la fenêtre. Que j'aère la pièce. Et en une seconde d'inattention, ma si grosse bête avait fui. J'aimerais tant pouvoir me dire que c'est quelqu'un qui est venu me le voler. Mais non, je sais plus que bien que c'est lui qui l'avait décidé. Et peut-être même prémédité.

Merde, j'ai été nulle. Comment peut-on faire fuir la personne que l'on aime le plus au monde ? Comment peut-on lui inspirer de l'ennui, de l'indifférence, ou même de la haine ? Je l'aimais à en mourir, et il a préféré partir. C'est ma faute. Si j'avais su être ce qu'il voulait que je sois, si j'étais resté la petite Leya du vingt-trois mai... Si je n'avais pas tout foutu à l'eau. Nous en serions à nos huit mois d'existence. J'adorerais le voir revenir. Moi qui m'étais jurée de m'en foutre. Je viens de me trahir.

LET'S BEGIN THE GHOST HUNTING,
LET'S FIGHT OUR LOST LOVES.
LET'S DIE FOR IT.
BECAUSE IT'S MEANFUL.
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Publié dans Leya's life*

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