One man's trash is the next man treasure, one man's pain is the next man's pleasure.

Publié le par Leya

Noyer la tristesse dans le matériel. Qui suis-je devenue ? Claqué cent euros de fringues aujourd'hui. Une paire de Vans, une paire de Emerica, un "slim" Replay, et un pyjama Hello Kitty. Je réfléchis, trop ... A plein de choses ... Mais, finalement, toutes ces choses peuvent en former une : quand vais-je arrêter mes conneries ? J'en ai pas marre, moi, de pourrir ma vie pour un chevelu qui manifestement, n'en a pas grand'chose à foutre ? J'en ai pas marre de pleurer n'importe quand, n'importe où, de vivre n'importe comment ? Le problème est là : non, je n'en ai pas marre. Pas du tout, même. Je me sens bien dans à peu près tout ce que je fais, puisque c'est mal ... En effet, ma logique est masochiste. Mais j'appelle toujours ça de la logique. Je suis devenue ce que je déteste le plus au monde, ça aussi ça me paraît logique. Je suis devenue ce truc inintéressant et presque sans vie qui fait tout sans réfléchir, je suis devenue ce néant ambulant, je suis devenue ce néant ambulant, je suis devenue ce légume incapable de décrocher le moindre sourire sincère, je suis devenue une larve. Etais-je réellement obligée d'en arriver là ? Etais-je réellement obligée de tout comprimer pour enfin tout faire exploser ? Etais-je obligée de m'accoutumer à ce mal-être, il y a deux ou trois ans ? Non. Mais dès maintenant je ne peux en vouloir qu'à moi.

Cette merde, je me suis foutue dedans.
Et cette merde, je ne veux plus en sortir.
Enfin, je ne peux plus ...
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Publié dans Leya's life*

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