Gold Lion's gonna tell me where the light is.

Publié le par Leya

Alors il y a des choses que je n'ai pas dites, que volontairement j'ai omises, parce que j'avais un peu peur, peur d'avoir l'air d'un pot de colle, d'une débile hyperaffective qui s'attache trop vite. Je dois en être une, je ne me fais pas de souci là-dessus. Mais si aujourd'hui j'ose un peu dire quelque chose c'est que peut-être ça ne te dérange pas, c'est que peut-être ça te fera plaisir.

On se connaît depuis... je dirais un an. Mais alors on n'se parlait pas, pas du tout. Rien à se dire de franchement transcendant, tu étais pour moi "le pote de Benoit" à qui de temps à autres il empruntait le portable. Et tu me semblais presque désagréable, alors je ne tentais pas trop la conversation, pensant - déjà! - que tu m'enverrais chier. Alors pendant des mois tu étais dans mes contacts sur msn et tu faisais "partie du décor", je ne te parlais jamais, ou, ma foi, que très rarement.

Jusqu'au jour où je t'ai vu dans un 121 quelconque, un jour de septembre quelconque lui aussi, et là je me suis dit, bien que vite fait, que finalement, tu devais valoir le coup. Alors on a dû parler de temps en temps, mais rien de géant, je ne savais toujours pas quoi te dire, puisque tu étais la seule personne de mon entourage dont je trouvais la conversation vraiment intéressante. En fait, tu me clouais le bec, avec tes grands discours, cette fois-ci réellement transcendants.

Et cette fois-là où un drame m'est arrivé, où les jours qui le suivaient, tu venais me parler plus souvent, effectuant malheureusement - et j'en suis navrée - des monologues infinis, qui pour moi, dans l'état où j'étais, ne voulaient rien dire, puisqu'à cette époque, plus rien n'avait de sens pour moi. Et c'est en continuant comme ça que j'aurais pu faire une grosse erreur, celle de te rater.

Mais alors un jour je me suis réveillée, parce que continuer à ignorer tes superbes discours aurait paru impoli au possible. Et, un soir, en décembre, comme ça, on a bien dû parler deux heures, et c'est là que je me suis dit "je l'ai raté, à force de chialer". Et c'est là que je me suis dit "il est vraiment fantastique!". Et je t'ai exprimé ma pensée, comme d'habitude, impulsivement, pensant que j'allais encore me prendre un vent, que tu n'en aurais rien à foutre ; mais non, le lendemain je trouve un mail de toi. Un truc énorme, auquel je ne me serais jamais attendue, et comme toujours ça m'a émue, et c'est là que j'ai compris réellement qui tu étais, et qu'une correspondance par mail a commencé entre nous. "La seule personne à vraiment utiliser les mails", ce n'était pas que moi, en fait.

Et depuis cette fois-là, il faut que je le dise, tu m'as sauvé la vie. Enfin, tu y as largement participé. Sans le vouloir, je le pense bien, tu m'as un peu sauvée, distraite avec tes grands mots et ton humour décalé. Tu m'as secouée, hurlé quelque chose dans le genre "réveille-toi Léa! allez debout, ça commence à bien faire, d'être étalée par terre!". Depuis ce temps-là, j'adore te parler parce que tu as très souvent des choses à dire, des choses intéressantes, en plus. Et puis parfois, je dois l'avouer, je me demande pourquoi je t'apprécie tant, alors que tu n'as rien à voir avec mes autres amis, que ta façon de m'apprécier est tout sauf expressive, moi qui ai tout le temps besoin de preuves. Et si parfois j'ai du mal à te cerner, si parfois je peine à savoir ce que tu peux bien penser, vouloir, savoir, sous-entendre, je m'y suis faite et c'est très bien comme ça. J'ai un peu compris comment ça fonctionne d'être amie avec toi, et ça me va, ça me va très bien.

J'ai fait dans les longueurs pour cet article, mais quand on ose, il faut y aller jusqu'au bout. Et j'espère que ça te fera vraiment plaisir. Sinon, autant me pendre, parce que pondre tant de lignes, mine de rien, même si c'est sincère, même si j'y tenais absolument, c'est fatigant. Il a fallu fouiller dans mes souvenirs, faire fonctionner une fois de plus ma mémoire inégalable, et mettre en marche un de mes deux ou trois talents : l'écriture. Si ceci n'est pas - bien que tu n'en nécessites pas forcément - la preuve que tu es selon moi admirable et irremplaçable, je ne sais pas ce qu'il te faut.



C'est une énième fois que je te le dis, et celui-ci compte pour trois mille :

Merci Martin.
Publicité

Publié dans Leya's life*

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article